Les votes sont ouverts !

Les boulets

Jean-Baptiste Djebbari

IL CONCOURT AU PRIX DES BOULETS DU CLIMAT EN TANT QUE

Pilote du crash climatique ✈️

Votez pour ce boulet

Catégorie ministre

Ministre des Transports, il a un sérieux problème avec la Convention citoyenne pour le climat, qui veut réguler le trafic aérien, très polluant. Alors que lui, sa solution miracle, c’est "l’avion vert", et il y croit dur comme fer.

  • Ancien pilote, Jean-Baptiste Djebbari se démène pour que l’aviation, son hobby (il vole à ses heures perdues), redevienne un secteur en croissance. Problème : l’aérien est l’un des moteurs de la crise climatique. Les émissions de CO2 du transport aérien ont plus que doublé au niveau mondial en 20 ans.

    Tout ça pour faire voler… surtout des privilégié·es : 1% de la population mondiale est responsable de la moitié des émissions du secteur.

    Cerise sur la gâteau, la pollution du transport aérien est largement subventionnée en France : argent public injecté dans les aéroports régionaux, absence de taxation du kérosène et de TVA sur les vols internationaux, ou encore TVA réduite sur les vols domestiques. Mais Jean-Baptiste Djebbari semble n’y voir aucun problème : il refuse de réguler l’aérien et fait l’autruche sur l’enjeu central : la nécessaire réduction du trafic.

    À la place, il agite cette promesse : l’avion vert ou “zéro émission”. Sauf que les technologies comme l’avion à hydrogène, si elles voient le jour, ne seront pas prêtes dans des délais compatibles avec l’urgence climatique. Et elles ne suffiront pas si le trafic repart comme avant.

  • Sa défense obstinée de l’aérien amène Jean-Baptiste Djebbari à mettre de côté toute mesure climatique, y compris celles proposées par la Convention citoyenne pour le climat : renforcement de l'écotaxe sur les billets d'avion, abandon de tous les projets d'extensions d’aéroport, interdiction de certains vols nationaux courts (au-delà de la proposition peu ambitieuse déjà mise sur la table par le gouvernement).

    Motif : ces mesures menaceraient la croissance du secteur pour limiter son impact sur le climat. Heu… c’est précisément le but, Jean-Baptiste !

  • Alors que la Convention citoyenne pour le climat propose d’interdire les extensions d’aéroports, Jean-Baptiste Djebbari reste flou sur le sujet et refuse notamment de renoncer clairement au projet de Terminal 4 à Roissy. Ce type de projet, qui vise à terme une augmentation du trafic aérien, est pourtant une aberration climatique, sanitaire et économique.

    Au lieu d’y mettre fin, le ministre-pilote se contente d’annoncer, avec Aéroports de Paris, que le projet T4 sera revu, et sa présentation au public ainsi reportée début 2021. Ce qui laisse le temps de dégainer la bonne vieille méthode du greenwashing : et hop, des avions verts dans le T4 (vous savez, ceux qui n’existent pas encore) !

  • L’avion est au moins 40 fois plus polluant que le train pour un même trajet sur des distances nationales. Alors quand Jean-Baptiste Djebbari tweete “Aucun gouvernement avant nous n’avait autant investi dans le ferroviaire”, on se dit qu’il a enfin compris. Sauf que monsieur le pilote se contente de peu. Dans la réalité, le train sort perdant du plan de relance, au regard des besoins et en comparaison des soutiens apportés aux secteurs automobile ou aérien : sur les 4,75 milliards du plan de relance dédiés au ferroviaire, seuls 650 millions d’euros sont consacrés à de nouveaux investissements pour le train.

    Et, lors de l'examen du dernier budget à l'Assemblée nationale, le gouvernement a refusé que la TVA soit baissée à 5,5% pour le train. Avec de tels boulets du climat, c’est pas encore gagné pour relancer le ferroviaire.

  • On aura épuisé le budget carbone mondial visant à limiter le réchauffement à 1,5 °C depuis 5 ans quand le fameux “avion à hydrogène” sera prêt 

  • Dans la pratique, le ministre semble quand même préférer la vitesse

  • Ne jamais bouder ses petits plaisirs de boulet du climat